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Design sostenibile ≠ 2 : art poétique

Ingo Maurer, Caroline Olsson, Analogia Project

Ingo Maurer passe l’éponge, Caroline Olsson éclaire en un tour de vis et l’Analogia Project ne tient qu’à un fil : trois contributions à un certain art poétique. C’est Design Sostenibile épisode 2, sur les traces de l’écodesign à la design week milanaise.

  • Mur biotope – Ingo Maurer. Au fond d’une cour coiffée de parapluies blancs, sur la via Manin, le Spazio Krizia met en scène l’état des recherches lumineuses d’Ingo Maurer. On s’y rend toujours avec l’espoir avide d’être étonné par les nouveautés ou les déclinaisons de ses explorations qui savent si bien faire rimer la poétique et l’innovation technologique.
    Ici, et depuis longtemps, l’ « éco » se conjugue à l’économie ; Maurer est le premier à avoir utilisé les LEDs pour des luminaires domestiques. Mais, aux côtés de la beauté plastique et conceptuelle d’un lustre à flammèches électroniques ou de Zak Zarak,  lampe de bureau articulée par des aimants et à la tête d’insecte androïde, c’est un mur d’éponges naturelles d’un vert profond et changeant qui capte l’attention.
    On avait découvert l’année dernière ici-même cette matière d’un aspect paradoxal, à la fois organique et artificiel : une colonne suspendue en éponges d’un vert quasi fluorescent, réplique d’une pièce unique conçue pour trôner au dessus de la table d’une salle à manger installée dans une ancienne chapelle. Les éponges naturelles (d’élevage) temporisaient la réverbération du lieu originel. Colorées, elles étaient piquées de LEDs et des insectes rampants et volants les parcouraient.
    Cette année, la suspension s’est déployée sur un mur entier et les papillons ont l’exclusivité, mais le principe demeure : éclairage traité en acupuncture variable, qui surfe en vagues sur les aspérités des éponges.
    Mention spéciale aux insectes, œuvres d’art en papier signées par l’Américain Graham Owen. Ses libellules et papillons colorés tournent aussi sans s’y brûler les ailes autour des bulbes Johnny B. Butterfly et J.B. Schmetterling.
  • Pressoir à lumière – Caroline Olsson. Sur le parc des expositions de Rho Pero, le salon Satellite est l’antichambre de la reconnaissance. Les étudiants des écoles et les jeunes designers espèrent qu’un éditeur les y remarquera. La Norvégienne Caroline Olsson se distingue nettement du lot en combinant maîtrise et créativité. Sa lampe Turn exprime le jus de la lumière avec une belle évidence : tournez la vis en bois de bouleau, et le verre dépoli s’éclairera. La simplicité du geste participe de l’essence du design, les matières naturelles – le bouleau et le verre soufflé main – , la technologie LEDs parfont un objet à nos yeux très « éco » !
    Dans la même veine, on a aimé sa lampe de bureau Curious, qui se développe à partir de ce qui semble une boite à crayons.
    Le travail de Caroline Olsson a été remarqué pour sa très maline table Bambi, 2ème prix de l’éditeur Muuto en 2011. Elle exposait à Milan avec ses associées au sein de la jeune agence FOG studio, Anneli Hoel Fjaerli et Sara Gressberg. On souhaite aux éditeurs de les accueillir très vite dans leurs équipes !
  • Analogia Project – Andrea Mancuso et Emilia Serra.

    Ici, l’écodesign est aussi virtuel que les volumes de mobiliers dessinés, à l’échelle un et en trois dimensions, au moyen de fils de laine tendus entre eux et suspendus à des fils nylon. Une table, une chaise, un rocking-chair, un lampadaire, un porte-manteau… Esquissées avec la liberté du fusain dans l’espace, leurs formes adhèrent au stéréotype qui sied à l’universel.
    Virtuel dans sa représentation, ce « Chez Monsieur Tout le Monde » jailli d’une page forcément blanche révèle une force d’évocation d’autant plus sensible et charnelle en quelque sorte ; le plein révélé par le vide.
    Emilia Serra et Andrea Mancuso se sont rencontrés en 2008 sur les bancs bien réels du Royal College of Art (Londres). L’installation présentée sur la zone de Ventura Lambrate est le dernier avatar de leur Analogia Project dont on a tous les détails ici.

Lire aussi : Design sostenibile ≠ 1, prologue

2 Commentaires Poster un commentaire
  1. Décoration végétal plutôt surprenante!!!

    23 août, 2013

Rétroliens & Pings

  1. Retour de Milan : design “sostenibile” ≠ 1 | eurekonews

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