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Cloud computing : des nuages pas très nets

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Avec son dernier rapport  « Votre cloud est-il net ? »,  Greenpeace met la tête dans les nuages et les pieds dans le plat une nouvelle fois. Sur la sellette cette fois-ci, les énormes centres de données informatiques des géants comme Amazon, Apple ou Microsoft, trop voraces en énergie « sale », charbon et nucléaire. Morceaux choisis par Eurêkonews.

A peine sorti, le document, étayé de chiffres, de tableaux et de propositions concrètes, suscite la polémique. Bien évidemment. Mais il n’en demeure pas moins très instructif pour mettre les entreprises face à leurs responsabilités, et suffisamment pédagogique pour éclairer les centaines de millions d’utilisateurs, comme vous et moi, sur les dessous de nos nouveaux modes de vie et de travail numériques, pas vraiment « eco friendly »…

Le cloud : une croissance exponentielle
Le cloud computing, ou nuage informatique, connaît une croissance exponentielle.  Il est alimenté par  des milliers de serveurs regroupés dans les data centers, véritables usines numériques qui stockent et gèrent toutes les données numériques que nous échangeons et consommons en continu. Selon Greenpeace, « certains data centers consomment autant d’électricité que 250 000 foyers européens ».
« Si le cloud était un pays, il se classerait au 5ème rang mondial en terme de demande en électricité et ses besoins devraient être multipliés par trois d’ici à 2020 ». Et dire qu’il y a deux ans à peine, on voyait en lui la solution idéale pour réduire l’empreinte carbone des entreprises…

Quant à la quantité de données numériques circulant sur le Net, elle devrait être multipliée par cinquante d’ici à 2020. Ce qui nécessite forcément de gros investissements : près de 500 milliards de dollars dans l’année, estime l’ONG,  « pour satisfaire – mais aussi pour stimuler – notre besoin de disposer en tout temps et en tout lieu d’un accès  illimité  et instantané aux données de nos ordinateurs, téléphones et autres terminaux mobiles ».

Des choix énergétiques douteux
Certes, des progrès considérables ont été accomplis pour améliorer, dès la phase de conception,  l’efficacité énergétique des data centers, mais, dans les faits, aucune économie d’énergie n’a été réalisée en raison de la croissance exponentielle du cloud computing. Et, souligne Greenpeace, « les entreprises ne doivent pas uniquement se contenter de surveiller leur consommation d’électricité : elles doivent aussi se demander d’où provient l’électricité qu’elles consomment ».

Quatorzes entreprises leaders du cloud computing sont classées
Dans ce rapport 2012, l’étude a été élargie à quatorze entreprises et examine  de plus près les régions du monde où se concentrent les centres de données. Amazon, Apple et Microsoft sont épinglées pour leur manque d’attention quant à la provenance de l’électricité qu’elles consomment et pour trop largement recourir aux énergies sales pour alimenter leur cloud, alors que leurs besoins sont exponentiels. Apple a aussitôt réagi, précisant que son nouveau centre de données de Caroline du nord (qui ne laisse actuellement que 2,5 % à l’énergie solaire) consommera en fait cinq fois moins que ce Greenpeace a estimé, lorsqu’il sera pleinement opérationnel.

A côté de ces mauvaises élèves, certaines entreprises comme Google, Yahoo et Facebook (coiffé du bonnet d’âne en 2010, désormais « l’ami des énergies renouvelables ») sont encouragées pour leurs efforts afin d’alimenter leur nuage en électricité propre.

Le classement des entreprises cloud computing

(Source et copyright : Greenpeace)

Pour un cloud plus net, selon Greenpeace
Toutes les entreprises du secteur des nouvelles technologies offrant des services de cloud computing devraient :
– faire preuve de plus de transparence concernant leur consommation énergétique et leur empreinte carbone,
– partager leurs solutions innovantes avec l’ensemble du secteur,
– veiller systématiquement à implanter leurs installations là où elles pourront être alimentées en électricité renouvelable,
– investir directement dans les énergies renouvelables ou s’approvisionner auprès de ces sources,
– demander aux gouvernements et aux fournisseurs électriques d’augmenter la part de l’électricité renouvelable disponible sur le réseau.

A suivre…..

Pour en savoir plus :
Les réactions en direct : #cleancloud,
Les actions de cette campagne aux quatre coins de la planète
Télécharger le résumé français de l’étude, ou la version complète en anglais.

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