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Arrêtez de twitter, comptez plutôt les oiseaux…

Etourneau sansonnet

Après les papillons, les escargots et les plantes sauvages des rues, les oiseaux des jardins ont à leur tour leur observatoire pour apprendre à les identifier dans son jardin, un parc public ou sur son balcon. L’objectif : aider les scientifiques à étudier les effets du changement climatique, de l’impact de l’urbanisation ou des pratiques agricoles sur la biodiversité. La science participative au service de la biodiversité ordinaire : une belle idée que l’on relaye avec plaisir sur Eurêkonews.

La science n’échappe pas à la tendance : elle aussi se veut (et se peut) participative, collaborative et citoyenne. Même si, comme le souligne Gilles Bœuf, professeur à l’Université  Pierre & Marie Curie, président du Muséum national d’Histoire naturelle, « la participation du public à la prospection, à la récolte de données, d’échantillons ou tout simplement à l’amélioration des connaissances… ne date pas d’hier mais remonte en Europe au XVIème siècle, au moins pour la botanique ».

Lancé le 26 mars dernier, l’Observatoire des oiseaux des jardins est un projet mené par la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle ;  il vise à suivre les populations d’oiseaux qui fréquentent vos jardins. Nul besoin d’être un expert pour participer, il suffit d’inscrire votre jardin et de saisir le nombre d’individus de chaque espèce d’oiseaux observée pendant une tranche horaire donnée.
Inscrivez vous sur : www.oiseauxdesjardins.frOiseaux des jardins

En forêt aussi
Un nouveau projet, baptisé 50 000 observations pour la forêt, vient aussi d’être lancé. L’objectif est de récolter 50 000 observations de promeneurs afin de mieux connaître la répartition d’espèces liées au milieu forestier, de lier leur présence à la superficie des zones boisées et à leur degré d’isolement (séparation par une route, par des zones agricoles, etc.). Vingt-quatre espèces ou groupes d’espèces (six papillons, six coléoptères, six escargots et limaces, et six vertébrés) seront ainsi suivis jusqu’au 30 novembre 2012.
Comment ? Après s’être inscrit sur le site internet www.biodiversite-foret.fr, chaque balade en forêt est une occasion pour noter la présence de petits animaux des bois que vous croiserez ! Ne pas oublier l’étape finale : la saisie des données sur le site web ; elles seront ensuite analysées par les scientifiques.

Nature urbaine
Si, au détours de vos pérégrinations urbaines, vous savez repérer les plantes sauvages accrochées dans les murs lézardés ou admirer les modestes fleurs sorties du bitume, vous connaissez peut-être le projet Sauvages de ma rue. Lancé en 2011, c’est un observatoire sur les plantes sauvages que l’on peut rencontrer dans nos villes, villages, au détour d’une rue, au pied d’un arbre ou entre les pavés. Marseille, Lille, Bordeaux, Nantes… En ce printemps,  l’observatoire s’étend dans toute la France.
Inscription sur http://sauvagesdemarue.mnhn.fr/

Logo vigie natureCes projets s’inscrivent dans le programme Vigie-Nature, un programme de sciences participatives ouvert à tous les curieux de nature, du débutant au plus expérimenté, lancé par le Muséum national d’Histoire naturelle, pionnier des sciences participatives en France depuis 20 ans.

Copyright photo de Une : Frédéric Jiguet

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