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Energie : des scénarios pour la planète

MilanGlobesLumineuxBDrecadrée

Un coup de chapeau à l’association négaWatt et son Scénario 2011 pour un avenir énergétique soutenable en France. L’occasion d’un passage en revue des autres prospectives qui font référence. 

Du GIEC à l’association négaWatt en passant par l’Association internationale de l’énergie (AIE), même s’ils se terminent souvent en 2050 sur un monde enfin durable, les films varient grandement selon les scénaristes. La plupart réservent un rôle de choix aux énergies renouvelables dans le mix énergétique.

Un article publié sur le site Sunpartner.fr

Les indépendants

  • Institut négaWatt : sobriété, efficacité, renouvelable.

Tels sont les trois mots clés de l’institut français négaWatt et de son Scénario 2011 pour un avenir énergétique soutenable. Cinq ans après le premier, qui a partiellement influencé les Grenelle, cette nouvelle édition réaffirme l’urgence de la transition énergétique de la France vers un horizon 2050 où l’hexagone aurait diminué sa demande en énergie primaire de 65%, divisé par seize ses émissions de CO2, converti sa production à 91% aux énergies renouvelables (en sortant du nucléaire), et maintenu un haut niveau de services pour les besoins de chacun.

La modélisation du scénario, qui part des usages pour déterminer les ressources, et son niveau de détail, secteur par secteur, comptent parmi ses grandes forces et crédibilisent son postulat :  » rendre possible ce qui est souhaitable. »

  • WWF : vert sur toute la ligne.

« Tous les besoins énergétiques mondiaux pourraient être couverts par une énergie propre, renouvelable et économique d’ici 2050. » Pour son premier Rapport Energie, publié début 2011, l’ONG environnementale affiche la couleur : 100% vert.

Commandé au cabinet Ecofys, le scénario postule en 2050 une demande énergétique inférieure de 15% à celle de 2005, une réduction de 80% des émissions de CO2 liées à l’énergie et un mix énergétique exclusivement fondé sur les énergies renouvelables. Le tout malgré l’augmentation de la population, de la production industrielle et des transports. Le conditionnel est certes de mise. Sauf à suivre les Dix recommandations pour un futur 100% renouvelable gravées sur les tablettes du WWF.

Les institutionnels

  • GIEC : le référent climatique.

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat n’en étudie pas que les principes physiques et les impacts. Il ausculte aussi les moyens d’en limiter les effets, au nombre desquels les énergies renouvelables. Ainsi, plus de 160 scénarios scientifiques sur le potentiel de six d’entre elles* ont-ils été passés au crible par une centaine de scientifiques.

Livré en mai 2011, le Special report renewable energy sources retient quatre scénarios et en détaille, sur un millier de pages, leurs faisabilités technologiques, économiques, politiques et sociales. Parmi ses conclusions : 97% des sources d’énergies renouvelables sont encore inexploitées, alors que « près de 80% de l’approvisionnement énergétique mondial pourrait être couvert par les énergies renouvelables à l’horizon 2050 ». Précision : « à condition que des politiques publiques adaptées soient mises en place »
* bioénergie, solaire direct, géothermie, hydraulique, énergie marine, éolien.

  • AIE : la « Bible » des politiques énergétiques.

L’Agence internationale de l’énergie publie chaque automne ses très attendues Perspectives énergétiques mondiales, fondées sur trois scénarios pour 2035. Le premier prend en compte la poursuite des tendances impulsées par les Politiques actuelles en cours au milieu de l’année de référence ; le second envisage l’application des Nouvelles Politiques annoncées par les Etats. Le dernier augure la stabilisation de la concentration de GES dans l’atmosphère à 450 ppm équivalent CO2.

Il est le seul à limiter le réchauffement climatique à 2°C, contre respectivement 6° C et 3,5° C pour les deux autres, selon le rapport 2011. Inéluctable, l’augmentation de la consommation et de la production énergétiques mondiales varient en quantité et en structure selon les scénarios et les régions de la planète. « Des mesures vont dans la bonne direction mais les chances d’atteindre l’objectif de 2° s’amenuisent à vue d’oeil », prévient l’AIE.

  • CME : non à la jungle, oui à la savane.

Publiés en 2007, les scénarios 2050 du Conseil mondial de l’énergie ont l’originalité de se positionner en fonction de la part plus ou moins grande accordée par les Etats à la coopération. Ils sont placés sous le signe des animaux de la savane : du Lion, le champion, au Léopard, le plus individualiste, en passant par l’éléphant et la girafe…

Tous envisagent le doublement de la demande et de la production énergétiques, « en faisant face aux émissions de gaz à effet de serre » dans des proportions variées. Proche des principaux producteurs, le CME ne remet pas en cause le recours aux énergies fossiles – pétrole, gaz – ni le nucléaire ; ses scénarios accordent une part relativement réduite aux énergies renouvelables.

  • Union Européenne : 3 x 20.

Plutôt qu’un scénario, l’Union européenne s’est fixé un triple objectif sur la période 2008-2020 : réduire de 20% sa demande d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre, tout en portant à 20% la part des énergies renouvelables dans sa consommation totale.

Devant le retard pris, notamment en France, la Commission a récemment détaillé ce programme auprès des instances communautaires, en insistant sur les nécessités d’écoconception, d’adaptation des réseaux de circulation de l’énergie et de développement des technologies innovantes…

  • Trajectoires 2020-2050.

En France, les contextes politiques et économiques internationaux, mais aussi l’insuffisance des mesures du Grenelle, sont autant de freins sur le chemin du facteur 4. Fort de ce constat et pour y remédier, le comité Trajectoires 2020-2050, vers une économie sobre en carbone a étudié trois scénarios.

Inscrits dans la stratégie européenne des 3 x 20, ils se distinguent par le taux d’émission de GES atteint précisément en 2020 mais tous visent une réduction de 75% d’ici à la moitié du XXIe siècle. Pour ce faire, le rapport détaille neuf propositions en matière de politique gouvernementale. Il a été remis au ministère de l’écologie (MEDDEM) à l’automne 2011.

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